Le pain quotidien

Titre : Le pain quotidien

Auteur : Henry Poulaille

Date de parution : 1931

Maison d’édition : Librairie Valois

Nombre de pages : 356

Thème(s) : La vie des ouvriers, rapport de voisinage, début d’un enfant dans la vie

Résumé : A Paris, entre 1903 et 1906, un matin M. Magneux a un accident qui lui fracture la colonne vertébrale. Menuisier, il était sur un échafaudage avec deux autres hommes qui sont tous deux morts dans la chute. C’est son fils Loulou qui le voit d’abord arriver soutenu par quelques-uns de ses compagnons de travail. Sous la curiosité envahissante des habitants de l’immeuble, on parvient à le conduire dans sa chambre où il restera immobilisé plus de six mois. On envoie loulou habiter chez une voisine qui lui apprend que le pain est essentiel, c’est ce qui permet de vivre. Entre-temps, Mme Magneux (Hortense), canneuse de chaises n’a pas les moyens de faire vivre sa petite famille, avec sa belle-sœur qui est venue habiter chez eux pour s’occuper du malade. De plus, Hortense est enceinte. Les camarades de Magneux vont cotiser pour les aider, d’autant plus que pour d’absurdes raisons, l’assurance refuse de débourser le moindre centime pour Magneux. Enfin, après des mois d’immobilisation, des mois de remontrances diverses aux bonnes femmes qui s’occupe de lui, Magneux peut enfin reprendre le travail. Mais trop faible encore pour remonter sur les échafaudages, il accepte d’aider à la supervision.

Commentaires : Le pain quotidien, c’est une peinture de la vie des ouvriers avec ses hauts et ses bas, la franche camaraderie avec les copains d’une part, et d’autre part, l’impossibilité quasi constante de joindre les deux bouts. Comme le dit Magneux, ils végètent plus qu’ils vivent. Ainsi dans cette existence par trop difficile où les femmes sont les grandes actrices de l’épargne familiale et seules peut-être dans la famille, elles connaissent l’ampleur des problèmes économiques que les minces salaires des hommes arrivent à peine à couvrir, elles connaissent les dettes, la honte, la difficulté de maintenir un intérieur agréable pour ses hommes qui abrutis de fatigue par leur travail, vont dans les bistrots se saouler la gueule et reviennent le soir, méchants, déchargeant toutes leurs frustrations sur leurs pauvres femmes qui toute la journée se sont démenées pour faire la part des choses.

Le langage argotique dans lequel est principalement écrit le texte ne manque pas non plus d’intérêt.

Il convient de lire ce livre premièrement parce qu’on en apprend beaucoup, c’est une tranche d’histoire. On découvre aussi l’importance des choses. De plus, c’est un livre particulièrement drôle, avec la cocasserie des scènes, l’urbanisme peint d’un trait rigoureux. La Radigond, revêche voisine des Magneux donne du piquant à l’histoire avec sa sévérité, son parler virulent, alliés à un grand sens de la solidarité. Drôle, la Radigond qu’on appelle Nini adore aussi raconter des histoires. L’affrontement permanent entre elle et Magneux vaut le détour. Les gamineries de Loulou et de ses amis sont aussi extrêmement hilarantes.

Magdalée Brunache

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