Parlons-en: The Good Place

Coup de cœur série #1

Vous vous rappelez de ces cours de philosophie qui finissaient presque toujours par ressembler au moment où à la garderie, la maîtresse annonçait que c’était l’heure de la sieste? Moi, si. Ça commençait gentiment avec Montesquieu ou Voltaire et jusque là, on pouvait encore se vanter d’être un as de la philosophie. Ça se corsait un peu avec les Hume et les Locke. Et finalement, la seule évocation de Leibniz constituait une raison suffisante pour ne plus pouvoir comprimer ses bâillements. Si comme beaucoup d’entre nous, vous vous êtes perdus quelque part entre le pragmatisme et le particularisme moral (j’ai quand même retenu une ou deux choses), il est encore temps de vous rattraper à votre rythme et avec le sourire grâce à The Good Place.

Je dois avouer que mes professeurs de philosophie étaient les meilleurs que j’eus pu avoir. Ils ont quand même réussi à sauver quelques uns d’entre nous. Mais, apparemment la philosophie, l’éthique en particulier, s’apprend mieux quand les lois trouvent leur application dans la réalité (et s’expriment en termes compréhensibles pour le commun des mortels). C’est un peu ce que propose la série The Good Place, créée par Michael Schur et diffusée sur NBC depuis 2016. (Rassurez vous, c’est aussi disponible sur Netflix). La série en est à sa troisième saison et a été nominée pour 2 Golden globes. Dès la première fois où j’ai lu le synopsis, j’ai été irrésistiblement attirée. Mais je résistais encore jusqu’au moment où bien sûr, j’ai fini par céder. Deux nuits blanches plus tard, j’attendais déjà avec impatience la saison 4 prévue pour cette année.

L’intrigue

Vous arrive-t-il de vous demander si vous êtes ou non une bonne personne? Et sinon, cherchez vous à le devenir? C’est peut-être le cas pour beaucoup d’entre nous mais pas pour l’héroïne de The Good Place, Eleanor (Kristen Bell). Du moins pas avant qu’elle finisse par mourir dans un accident. Elle se réveille alors dans une magnifique salle d’attente. Un homme la reçoit dans son bureau et lui annonce que les bonnes actions qu’elle a réalisées dans sa vie, dont son implication dans des missions humanitaires, lui valent d’être reçue au bon endroit ( un peu comme le paradis). Seulement, il existe bien peu de gens aussi égoïstes qu’Eleanor et elle comprend bien vite qu’il y a erreur sur la personne. Elle décide pourtant de se taire pour ne pas être envoyée au mauvais endroit. Son choix s’avère lourd de conséquences. La présence d’une intruse semble avoir rompu l’équilibre de tout le système et Eleanor doit rapidement trouver une solution si elle veut éviter de se faire démasquer et chasser.

Pourquoi regarder The Good Place?

Il y a d’excellentes raison pour donner une chance à The Good Place. D’abord, c’est une sitcom. De fait, même au milieu des drames et des dilemmes moraux improbables, l’humour n’est jamais bien loin et vous vous retrouverez souvent hilares face aux péripéties auxquelles sont confrontées les personnages principaux. Ces derniers sont d’ailleurs la plus grande force de cette série: Eleanor, la louve solitaire à l’âme de meneuse qui apprend peu à peu à développer le sens de la communauté, Chidi, le professeur d’éthique et son indécision chronique (du genre à réfléchir plus de deux heures avant de pouvoir choisir son petit déjeuner), la pétulante Tahani, ou encore Jason qui est incapable d’aligner plus de deux pensées…les personnages intéressants ne manquent pas et ils supportent parfaitement cette histoire si originale.

L’idée de la série est ambitieuse. Le créateur choisit de parler de sujets aussi importants que la morale ou nos reactions face aux experiences de mort imminente. Mais les thèmes sont abordés de façon intelligente et assez décontractée. Tout au long de la quête d’Eleanor pour devenir une « bonne personne », elle s’immerge dans les principes moraux venant de penseurs anciens ou contemporains, repris par son professeur Chidi avec des mots de tous les jours que l’élève le moins appliqué dans une classe de philosophie serait en mesure de comprendre. Ce qui fait qu’il est possible que vous terminiez cette série en étant un petit peu plus intelligents. Et si ça se trouve, vous pourrez même introduire certains de vos arguments par un imposant « Selon Aristote… ». Sympa, non?

Magdalée Brunache

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7 réflexions au sujet de « Parlons-en: The Good Place »

  1. Je l’ai déjà regardé et sans aucun doute c’est une tres belle série. Je suis tout de suite tombé amoureux d’Eleanor
    Rire je vous le conseil moi aussi! Oura! Le bon endroit!

    Aimé par 1 personne

  2. Ce matin, un ami me l’a suggérée, simple coïncidence, le statut whatsapp d’une amie m’a permis de cliquer sur ce lien. Désormais, le temps de réfléchir n’est plus. Dès ce soir, je m’y mettrai.

    Aimé par 1 personne

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